L’Institut Scandinave des droits de l’Homme

L’Institut Scandinave des droits de l’Homme

Les droits de l’homme constituent un corpus visant à la protection de la dignité inhérente à la personne humaine, à développer les concepts d’égalité et de liberté et à promouvoir le respect d’autrui.

Les droits de l’homme impliquent des responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes, de nos familles et nos amis, de même que vis-à-vis des sociétés dans lesquelles nous vivons et au-delà vis-à-vis l’humanité dans son ensemble.

L’aménagement des conditions adéquates pour promouvoir les droits de l’homme implique une action à divers niveaux et dans divers domaines. Cela englobe les droits politiques et sociaux, les droits culturels et économiques, les droits civils et de l’environnement tels qu’ils se dégagent des traditions en vigueur dans toute société humaine.

Son importance découle du besoin de toute société humaine de disposer de règles lui permettant de vivre dans la dignité, en paix et en sécurité dans un environnement non hostile et propre.

Il ne saurait être possible de réaliser de véritables progrès, de la part des Etats et des sociétés, dans le domaine des droits de l’homme, en se contentant uniquement de la production de rapports et de critiques ou par le biais de la surveillance des violations. Il est nécessaire d’assurer un enseignement de qualité puisé des réalités et des besoins de toutes les composantes de l’état et de la société. Il est à noter que le vide culturel dans le domaine civique au sein des sociétés arabes a favorisé l’éclosion de courants extrémistes sous couvert de religion, semant les germes de la discorde, de la violence, de l’éradication confessionnelle, de la négation d’autrui, du fanatisme religieux, d’idéologie obscurantiste, généralisant un mode opératoire visant à la destruction du tissu social et la constitution d’un Etat failli, nécessitant une réaction scientifique, rationnelle, en mesure de protéger les générations des menées menaçant la personne humaine, la société et l’Etat.

Les Nations unies ont consacré près de vingt ans (1995-2004) d’efforts en vue de sensibiliser l’opinion sur la nécessité d’enseigner les droits de l’homme, adoptant un plan d’action quadriennal (2005-2009) en tant que première étape d’un programme mondial d’enseignement des droits de l’homme.  Depuis cette date, l’enseignement de cette discipline s’est amplifié dans les  écoles et quelques universités dans divers domaines particulièrement en direction de la société civile. Mais cet enseignement a pâti d’une absence d’un programme complet doté de disciplines spécifiques et englobant les diverses composantes de la société.

L’enseignement des droits de l’homme s’articule autour de trois pivots:

-L’énoncé des valeurs couplé à un travail d’éveil de manière à amplifier cette culture et à former une génération en mesure de l’expliquer et à incarner ses valeurs

-Le placement sous contrôle de l’application de ces valeurs de la part des organisations de la société civile

-L’élaboration d’un programme civique de développement social.

Tels sont les éléments que l’Institut scandinave des droits de l’homme, tant par ses idées, que par ses méthodes scientifiques, s’emploie à mettre en œuvre et à promouvoir qualitativement, par l’entrainement permanent de toutes les fractions de la société et de l’administration publique sur les divers aspects des droits de l’homme, à travers un programme de référence aménageant la gestion de la vie quotidienne dans les divers domaines hors de toute violation.

Si l’enseignement des droits de l’homme a opéré une percée au sein des établissements éducatifs, des organisations non gouvernementales et des organisations inter gouvernementales, cette avancée s’est faite, à notre avis, dans l’improvisation, en l’absence de tout pilotage précis et de tout programme académique exhaustif.

L’Institut scandinave, du fait de son expertise accumulée et de ses cadres expérimentés, a pu élaborer un programme stratégique unique en son genre, se fondant sur une nomenclature en mesure de placer toute pratique gouvernementale en rapport avec un  comportement avisé et sain fondé sur le respect des droits de l’homme. Ceci dans le but d’élargir la possibilité de procéder à des reformes essentielles dans l’exercice quotidien de l’action publique par les divers représentants du pouvoir.

La mission des experts de l’Institut scandinave des droits de l’homme a été difficile et sensible lors de l’élaboration du programme académique, des méthodes pédagogiques et des règles administratives présidant à son fonctionnement en ce que leur souci premier a été de prévenir un enseignement routinier aux droits de l’homme. Leur attention s’est portée sur la nécessité de mettre au point des procédés novateurs et spécifiques en mesure de répondre aux besoins propres à chaque pays et sa société, en prenant en considération l’hypothèse des sociétés en phase de conflit ou les sociétés post conflit, voire même les sociétés en phase de transition d’un pouvoir autoritaire, tant sur le plan politique que civil. Un enseignement intégrant un double regard interne et externe, dont l’axe majeur est l’acquisition de tout individu d’un savoir en même temps que des valeurs, sans porter atteinte aux droits de l’homme, ainsi que des règles susceptibles d’être appliquées tant par les formateurs et que par les hommes de terrain loin des complications tenant au processus  d’élaboration des lois, de manière à garantir la bonne application des mesures et leur pertinence.

L’Institut scandinave des droits de l’homme a veillé à forger des programmes spécifiques sur le plan international prenant en compte les facteurs sociaux, culturels, et économiques de sociétés diverses, ainsi que des méthodes de formation modernes visant à déboucher sur une véritable transformation sociale dans le sens d’une participation effective de l’ensemble de la société.

Nous avons créé l’Institut scandinave des droits de l’homme, conscients du fait que bon nombre de sociétés veillent, par diverses formes, à améliorer les principes fondateurs des droits de l’homme. L’enseignement d’un tel corpus des droits suggère implicitement qu’il débouche sur l’adhésion à ces principes des bénéficiaires d’un tel enseignement. Toutefois, l’idée demeure vague  de se préoccuper  à provoquer une modification de la société dans le sens souhaité. D’où la nécessité de forger un programme novateur et participatif pour l’enseignement des droits de l’homme, reposant sur une vision stratégique à long terme, afin qu’il soit en mesure d’atteindre des individus et des sociétés ayant vocation à œuvrer en vue de la réalisation de ces objectifs.

L’Institut scandinave des droits de l’homme dispose d’une direction dotée d’une solide connaissance, secondée par un groupe de travail engagé, non seulement qualifiée professionnellement, mais doté aussi d’une connaissance socio politique pour déterminer des objectifs limités et des stratégies efficaces tenant compte de l’environnement politique et culturel d’un pays déterminé.

L’institut scandinave des droits de l’homme est un institut indépendant, sans orientation partisane. Un institut d’enseignement supérieur, enregistré au royaume de Norvège en date du 10/09/2009. Il veille à coopérer avec tous les gouvernements désireux de promouvoir d’une manière substantielle les droits de l’homme, et à les aider à atteindre cet objectif. Pour ce faire, il s’emploie à faire évoluer les acteurs de la société civile opérant en ce domaine, à diffuser une saine culture civique en vue d’aménager un cadre neutre, non aligné, dont la mission fondamentale demeure les droits de l’homme conformément à la Charte internationale sur les droits de l’homme. Il fait usage de saines méthodes. Il est soumis à la technologie numérique dans la mise en rapport du programme d’enseignement et son application sur le terrain, en recourant à l’enseignement à distance, via l’internet.

 Les objectifs de l’Institut scandinave des droits de l’homme

Diffuser la culture des droits de l’homme en vue d’en faire une revendication fondamentale indispensable au développement et au succès des Etats, des compagnies et des institutions.

Développer les compétences au sein des organisations non gouvernementales opérant dans le domaine des droits de l’homme

Faire évoluer les capacités des Etats à renforcer les concepts ayant trait aux droits de l’homme

Faire évoluer la culture de paix et faire face à l’extrémisme, à la pauvreté, à l’apostasie et au fanatisme.

Former des cadres humains dotés d’un haut degré d’expertise et de compétence dans le domaine des droits de l’homme et transmettre les expériences de l’ancienne génération à la nouvelle génération par l’archivage d’un programme dûment attesté.

Créer des spécialisations singulières et spécifiques dans le domaine des droits de l’homme par le biais d’une formation continue délivrée par un cycle d’enseignement supérieur.

Mettre à disposition des organisations internationales, des états et des individus, les consultations relatives aux droits de l’homme.

Améliorer le registre des pays désireux d’améliorer les leur dans le domaine des droits de l’homme, soit par des consultations ou par le biais des contrats de collaboration ou de formation (du personnel) ou encore des contrats de gestion des institutions y afférentes.

Aider les pays à dégager des solutions saines et humaines et créer des règles visant à renforcer les droits des minorités et les groupements persécutés.

Aider les pays, les institutions spécialisées et les sociétés à renforcer les droits de la femme.

Entrainer les institutions spécialisées à assurer une meilleure gestion des prisons selon les critères internationaux; les former à la réhabilitation des anciens prisonniers par le biais des contrats de collaboration ou de formation (du personnel) ou encore de gestion des institutions y afférentes.

Entrainer les états et les institutions à la gestion des évènements.

Entrainer les états et les institutions aux droits de l’enfant et à les renforcer par différents moyens.

Entrainer les états et les institutions à dégager les voies les meilleures pour aménager le travail des institutions spécialisées des droits de l’homme et créer les mécanismes de coopération constructives entre la société gouvernementale et la société non gouvernementale.

Entrainer les sociétés et les syndicats et fournir une expertise dans le domaine des droits des travailleurs et des employés.

Renforcer les droits économiques par une formation, une mise à disposition d’une expertise et une gestion.

Développer et faire évoluer les droits des handicapés et ceux réclamant des besoins spécifiques en procédant à la formation des institutions gouvernementales et non gouvernementales sur les droits des handicapés.

Développer et faire évoluer les droits des réfugiés et les étrangers en procédant à la formation des états et de la société civile en les initiant au traitement des questions complexes ayant trait aux étrangers et aux réfugiés, en mettant à disposition des études scientifiques sur les pays d’origine, en diagnostiquant les problèmes et les moyens de les résoudre.

Forger les législations internationales en faveur des états et des institutions, en fournissant des consultations en la matière, de manière à prévenir une opposition entre les législations proposées et les droits en question.

Initier les forces de police et les forces de sécurité à la notion des droits de l’homme, en les incitant à faire usage de procédés alternatifs à la violence, en mesure de garantir les droits des personnes arrêtées.

Gérer les élections des états, des organisations et des sociétés selon des critères internationaux avec des cadres honnêtes expérimentés professionnellement et liés par contrats.

Gérer les crises qui frappent les pays pour les organisations et servir d’intermédiaire pour faire cesser la violence, soit par des conseils, soit par contrats visant à former des cadres en vue de faire office de médiateurs, de négociateurs ou de personnes qualifiées aptes à évaluer les besoins en temps de crise.

Administrer les prisons selon les critères internationaux en formant les équipes gouvernementales ou les sociétés spécialisées à gérer, par contrat, l’institut concerné.

 Administrer les camps de refugiés sur une base contractuelle pour la gestion de la vie quotidienne sur le plan sanitaire et alimentaire, dans le domaine de l’éducation, ainsi que  sur le plan individuel, selon les critères internationaux.

Gérer les organismes juridiques sur des bases saines et les mettre en rapport avec la société civile tant sur le plan local qu’international, et leur fournir des conseils sur les modalités de fonctionnement et de financement de leur institution.

Innover dans le domaine de la qualité humaine par la création d’un label (Qualité des Droits de l’homme), au titre de premier projet du genre dans le monde et commencer par en délivrer la certification aux sociétés, institutions, gouvernements, selon leur conformité avec le protocole spécial élaboré à ce propos.

Fournir les conseils demandés par l’Institut et y répondre à leur requête en sollicitant les avis des meilleurs experts et cadres.

Procéder à des études spéciales sur les sociétés et en publier les résultats.

Diffuser la culture des droits de l’homme à travers un cycle programmatique allant du Baccalauréat, au Magistère, au Doctorat, en développant des spécialités dans la science des droits de l’homme.

Concevoir un programme dynamique, susceptible d’amélioration, dans la culture des droits de l’homme et le traduire dans de nombreuses langues.

Comptabiliser les années d’expertise aux opérateurs dans le domaine des droits de  l’homme conformément au règlement de l’Institut et procéder à la validation de leurs acquis par l’attribution des grades académiques et d’en compléter les aspects manquants.

Créer une bibliothèque juridique colossale en langue arabe et traduire dans cette langue tout ce qui a été écrit dans le domaine des droits de l’homme et du droit international.

Créer un grand réseau de connexion reliant les institutions, les individus et les Etats du en fait de leur qualité de membre de l’Institut.

Distinguer les lauréats et en délimiter le nombre dans le domaine des droits de l’homme par un compagnonnage les liant à l’institut par un prix annuel décerné par l’Institut.

Trouver un enseignement continu et une formation permanente dans le domaine des droits de l’homme par la mobilisation du service électronique au service de cet objectif.

Œuvrer de concert avec les institutions internationales et les institutions des Nations unies pour développer et faire évoluer les concepts de droits de l’homme et du droit international.

TROIS ANS D’EXPERIENCE DE L’NSTITUT SACNDINAVE DES DROITS DE L’HOMME :

Durant la courte période écoulée de son existence, l’Institut est parvenu à édifier un vaste réseau relationnel académique et à gérer plusieurs sessions de formation conjointement avec des universités européennes et arabes. Il a mis au point un programme intensif d’entrainement spécifique à chaque cas, notamment une session concernant l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques, les pratiques des organisations salafistes et des Frères Musulmans dans le domaine des droits de l’homme.

Il a présenté une approche critique et authentique de la thématique de la «guerre contre le terrorisme» dans le contexte du respect des droits de l’homme. Il a consacré plus d’une étude et des études sur les sanctions économiques, les crimes résultant du blocus et les fermetures des voies de passage. A travers trois colloques, il a suivi la situation en Egypte, en Tunisie et en Syrie, tout comme il a formé des jeunes cadres aux moyens civiques et culturels à mettre en œuvre pour combattre l’extrémisme, l’apostasie et l’instrumentalisation de la religion musulmane dans une stratégie de pouvoir et d’usage de la violence. Ces colloques ont eu lieu à Genève, Paris, Le Caire, Staffinger, Bruxelles, Antalya et Beyrouth.

L’institut a édité des livres faisant office de référence dans nombre d’universités. Parmi ces livres citions «L’Islam et l’Europe» ainsi que, «Pour une Syrie démocratique et un Etat civil» ou encore «Le crime du blocus». Paraitra en Février 2014 « Le salafisme, les Frères Musulmans et les droits de l’homme».

Plusieurs personnalités illustres, telles le Pr. Nader Fergani (Egypte), Dr. James Paul (Etats-Unis), Me. William Bourdon (France), Dr. Mohamad Hafez Yaacoub (France), Pr. Ibtissam Al Katabi (Emirats Arabes Unis), Mme. Souad Makdassi (Yémen), l’expert de l’UE M. Illka Uusitallo (Finlande), le publiciste Taoufiq Darradji (France) et de CICR Ronald Ofteringer (Allemagne).

Le président de l’Institut: Docteur Haytham Manna